les 12 archétypes de jung

L’orphelin est celui qui a des blessures qu’il ne parvient pas à refermer. Les premières recherches de Jung portèrent sur les complexes, comme formations inconscientes d'énergie psychique devenant autonomes par rapport à la conscience du sujet. Il se victimise. Georges M. Hénault, professeur à l'École de Gestion de l'Université d’Ottawa, a ainsi réalisé une étude analysant le rapprochement de la psychologie analytique avec le marketing dans « Les archétypes jungiens mythes ou Saint Graal du marketing international ? L’une et l’autre de ces deux femmes correspondent à des archétypes de la condition féminine dont l’auteur se plaît à jouer. Analytical psychology (German: Analytische Psychologie, sometimes translated as analytic psychology and referred to as Jungian analysis) is a term coined by Carl Jung, a Swiss psychiatrist, to describe research into his new "empirical science" of the psyche.It was designed to distinguish it from Freud's psychoanalytic theories as their seven-year collaboration on … Ils pourraient ainsi selon lui être soumis à une causalité formelle. C'est selon lui la capacité à retrouver ce schéma qui est héritée, non les archétypes, ce qui explique les variations des figurations à travers les époques, sans que le contenu émotionnel n'en soit altéré : « L'archétype réside dans la tendance à nous représenter de tels motifs, représentation qui peut varier considérablement dans les détails, sans perdre son schème fondamental. Ce faisant, ils sont des « potentiels d'énergie psychique Â» constitutifs de toute activité humaine et orientant la libido. Parmi les archétypes que le travail de Jung a pu mettre en lumière, à travers l'étude des images alchimiques ou oniriques, entre autres, il est un archétype central : le Soi. Pour lui, le XXe siècle se caractérise d'ailleurs par la force du numen dont l'« intensité énergétique est telle qu'ils peuvent entraîner des phénomènes de fascination et de possession Â» [83], comme le montre le phénomène des OVNIs. Le concept d'« archétype Â» a formé l'originalité et la spécificité de la théorie de Carl Gustav Jung en psychologie. Et nous n'avons plus de mythes mais nous avons la psychologie des profondeurs et la psychopathologie, toutes deux sont des mythes dans des vêtements modernes alors que les mythes sont de la psychologie fondamentale dans des anciens vêtements Â», « Son caractère essentialiste lui a valu des attaques de la part des constructionnistes sociaux, qui tiennent la nature humaine pour malléable à volonté et définie bien plus par les conditions matérielles et sociales que par des tendances innées. »[86]. On trouve ces schèmes universels inscrits dans les mythes, dans les symboles et les idées des diverses religions[note 2], et transmis dans les expériences numineuses ; ils sont souvent représentés aussi dans des rêves symboliques et appréhendés dans les états de conscience altérés. Les images archétypales et les impulsions instinctuelles, unies au sein de la psyché, forment l'inconscient collectif, fondement psychosomatique primordial de tout fonctionnement psychique Â», « une réduction de l'archétype à l'instinct serait insuffisante. Psychiatre de formation, lecteur avéré de Kant, se désignant lui-même comme un empiriste, Jung n'a cessé, dès le début de son idée d'archétype, d'en prouver le bien-fondé physiologique. En France, Michel Cazenave étudie le rapport qu'entretiennent les concepts d'archétype et de synchronicité. », « l'inconscient collectif [qui] inonde la conscience et l'emplit de ses archétypes Â», « intensité énergétique est telle qu'ils peuvent entraîner des phénomènes de fascination et de possession Â», « un archétype qui unifiait de la façon la plus heureuse l'opposition entre l', « un élément vide, formel, qui n'est rien que, « On doit toujours garder à la conscience que ce que nous voulons signifier par « archétype Â» est non représentable en soi, mais a des effets qui permettent des illustrations, lesquelles sont les représentations archétypiques. Au cours du développement de la psychologie analytique, l'idée d'archétype et du rôle des images archétypiques dans le fonctionnement et le développement psychologique en est venue à occuper une place centrale devenant même la caractéristique principale de cette école de psychanalyse. »[71]. Sous l'autorité de Jung depuis son entrée au Burghölzli en 1909, Johann Jakob Honneger étudie le cas d'Emil Schwyzer, entré à la clinique zurichoise en 1901[17]. Bien que Jung postule toute sa théorie sur l'archétype, qui structure la psyché de l'homme, ce dernier n'est pas, finalement, la cause de toute organisation psychique, contrairement à l'idée répandue. », « Les archétypes sont donc doués d'une initiative propre et d'une énergie spécifique. Le créateur a une profonde soif de liberté. Suivant le terme d'« imago Â» employé par le romancier Carl Spitteler dans son roman du même nom[23], Jung définit par là les personnages imaginaires. Il s’agit de sortes de traces digitales de toute l’humanité qui restent plongées dans l’inconscient de tous. En réalité, le concept est utilisé dès avant Platon, par les pré-socratiques, qui mettent en avant des principes constitutifs des phénomènes, les archè en grec ancien (traduit souvent par les « principes Â»). Selon Charles Baudouin, l'ombre est l'un des archétypes les plus accessibles à l'investigation, car directement en lien avec le caractère[75]. Les cultures n'ont eu de cesse de représenter les archétypes sous des formes anthropomorphiques ou symboliques, à travers les mythes surtout : « On doit toujours garder à la conscience que ce que nous voulons signifier par « archétype Â» est non représentable en soi, mais a des effets qui permettent des illustrations, lesquelles sont les représentations archétypiques. Les archétypes ne se mettent à vivre que lorsqu'on s'efforce patiemment de découvrir pourquoi et comment ils ont un sens pour tel individu vivant. Esprit chtonien, mais aussi ailé, volatif et immuable, Mercure représente deux contraires personnifiés sous les traits du dieu des voleurs et du dieu des secrets, comme son pendant égyptien, Thot. Chaque état de ce dernier est figuré par Mercure suivant des variantes, emprunté aux allégories de l'alchimie : « J'en mentionnerai seulement quelques-unes : le roi est en danger de se noyer dans la mer, ou bien il en est prisonnier ; le soleil se noie dans la fontaine mercurielle ; le roi transpire dans la maison de verre ; le lion vert engloutit le soleil, Gabricus disparaît dans le corps de sa sœur Beya et s'y dissout en atomes, etc. Le concept, crée en 1907 par Jung, rejoint alors le vocabulaire psychanalytique, synthétisant la perception que l'enfant peut avoir de ses parents mais aussi la conception qu'il s'en fait. Enfin, Jung postule que la vraie essence de l'archétype est transcendante : la conscience et son système perceptif ne peut la connaître. En fait, il ne perd pas parce qu’il ne se rend jamais. De nouvelles lumières ont surgi de cette aventure intellectuelle, parmi lesquelles nous retrouvons les 12 archétypes de personnalité. La projection des archétypes personnels (anima, animus, ombre, persona) se fait sur l'analyste dans un premier temps, par la méthode de l'imagination active et l'étude des rêves, afin de permettre à la conscience de prendre du recul. Un autre psychologue jungien, Ernest Lawrence Rossi pense lui que l'hémisphère droit seul génère les archétypes, puisqu'ils se présentent sous la forme d'images[104]. »[36]. ISBN-10. À partir de l’analyse des symboles et mythes présents dans différentes cultures, Jung a établi les 12 archétypes de personnalité. Jung utilise ensuite les expressions « image historique Â» et « image primordiale Â» (urbild ou urtümliches Bild), termes venant de Jacob Burckhardt[25] en 1912 pour désigner ces éléments constitutifs de l'imaginaire collectif, comme les dramatis personae qui se meuvent dans l'espace de cette scène. controversé d'inconscient collectif. Son plus grand bonheur est de se sentir aimé. Nous vous recommandons donc de consulter votre médecin de confiance. Les tests des professeurs Horace Magoun et Giuseppe Moruzzi sur la formation réticulée mésencéphalique et sur le sommeil[97] sont ainsi citées par Jung comme preuve que stimuler le tronc cérébral produit des images archétypiques et allégoriques, proches de celles survenant dans les rêves lors du sommeil paradoxal. Ainsi l'archétype ne serait plus à considérer comme préexistant, mais comme une qualité émergente auto-organisationnelle du psychisme. Leur origine n'est pas connue. Jung a produit une méthode unique d'analyse de ces archétypes, fondée sur les réseaux symboliques dans lesquels les archétypes évoluent de tous temps : la « méthode des amplifications Â»[9] au sein de laquelle les archétypes sont, selon les mots de Charles Baudouin, des « constantes de l'imagination Â»[10]. Marie-Louise Von Franz, continuatrice officielle de Jung, va examiner les archétypes au sein des contes de fées, notamment l'archétype de l'Ombre, chez la femme, dans L’Ombre et le mal dans les contes de fées. Carl Gustav Jung est peut-être le plus célèbre dissident de la psychanalyse classique. Dès 1916, Jung parle alors des « archétypes de l'inconscient collectif Â» (Psychologie de l'inconscient). Jung pose l'hypothèse que ces images primordiales sont « comme l'intuition qu'a l'instinct de lui-même Â»[37]. Il s’agit d’un transgresseur, d’un provocateur qui ignore totalement l’opinion des autres. Il entend par là que la psychanalyse doit se fonder sur la prise en compte de l'histoire des symboles, dans le temps et l'espace. Gilbert Durand résume ce quiproquo en disant que, à propos de la perception de l'archétype, « le psychologue voit la face interne, représentative, du phénomène, dont l'éthologue décrit la face externe Â»[46]. »[65]. Par ailleurs, une autre psychanalyste freudienne, qui faillit être accusée de « néo-jungisme Â», Mélanie Klein, postule elle aussi l'existence d'un instinct au sens éthologique, antérieur à toute notion d'apprentissage, fondant la relation objectale à la mère[note 13]. ISBN-13. La quantité et la variété de ces images archétypiques sont virtuellement sans limites. Les contenus de cette publication sont rédigés à des fins uniquement informatives. (...) Elle constitue [cette âme] le support de toute psyché individuelle, comme la mer porte les vagues. Il pense ainsi que les archétypes sont issus des instincts les plus anciens de la bio-psychologie humaine, et qu'ils ressortent de la phylogénèse du vivant, conditionnant les représentations[note 1] (de même que, dans la théorie de la relativité, la matière est une forme de l’énergie), et non simplement une trace mnésique ou cognitive. Ainsi, une théorie proche mais ne se reconnaissant pas dans celle de Jung postule l'existence de structures de représentations ayant évolué. Par ailleurs, les lectures de Jung sur l'anthropologie d'alors le convainquent de l'existence de grandes tendances instinctuelles que la psyché tente de formaliser ; en 1925, Jung part au Kenya étudier les cultures tribales de la région, études qui consolident sa thèse d'une parenté de symboles entre les civilisations[27]. Stable et préoccupé par l’excellence, il veut que les autres fassent ce qu’il dit et a toujours de bonnes raisons de l’exiger. Il est inhérent et émergeant même de la structure psychique humaine (voire animale pense Jung) : « Les archétypes sont les formes instinctives de représentation mentale Â»[3]. Enfin, le concept a connu, après Jung et jusqu'à des théories scientifiques modernes, une renaissance qui en fait une théorie qui reste d'actualité. L'archétype est ainsi un processus psychique de la « psyché objective Â» (la partie psychique qui ne dépend pas du sujet), liée à l'inconscient collectif ; c'est pourquoi Jung le classe au sein des processus « trans-personnels Â». L'archétype s'inscrit dans une trame de représentations apparentées entre elles, conduisant toujours à d'autres images archétypiques et se chevauchant constamment les unes les autres, et dont l'ensemble forme le singulier tapis de la vie Â», « On croit souvent que le terme « archétype Â» désigne des images ou des motifs mythologiques définis. Il pourrait cependant être trop ambitieux ou trop contrôler les choses. Ce sont surtout les travaux de Richard Wolfgang Semon (1859 – 1918) et sa notion d'« engramme Â» (ou « trace cérébrale Â») qui sont les plus proches de ceux de Jung[18]. cependant, contrairement aux biologistes, Jung refuse le caractère héréditaire de l'archétype[21]. Études sur la phénoménologie du Soi, Société belge de psychologie analytique, Société française de psychologie analytique, Association internationale de psychologie analytique, Archive for Research in Archetypal Symbolism, Modèle sociopsychologique du phénomène ovni, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Archétype_(psychologie_analytique)&oldid=178706662, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Article contenant un appel à traduction en allemand, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. La classification des 12 archétypes de Jung que nous venons de vous présenter n’est pas la seule. À cet égard, ils fonctionnent comme des complexes. Si la psychologie analytique a pu identifier l'expression de ces archétypes dans la culture et en a fait des catégories, cela ne signifie pas que les archétypes sont des motifs mythologiques présents en nous dont nous serions les héritiers. “On n’atteint pas l’illumination en imaginant des figures de lumière, mais en portant à la conscience l’obscurité intérieure. Il y montre notamment la permanence des figures de héros dans la culture moderne, influençant le comportement du consommateur, quel que soit le pays (avec des variantes néanmoins dans leurs présentations). Klein reprend ainsi un concept élaboré par les éthologues contemporains, notamment Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen sous le nom d'« urbild Â» (« image primordiale Â» en allemand). Selon Jung ces personnalités sous influence caractérisent la spiritualité mystique, la folie dont les auteurs racontent tous avoir eu à se confronter à une force supérieure : « L'expérience archétypique est une expérience intense et bouleversante. S’il ne se contrôle pas, il devient le martyr qui rappelle tous les sacrifices qu’il a faits aux autres. À travers son ouvrage La Femme essentielle. Il peut malgré tout devenir autodestructeur. Dans Complexe, archétype et symbole[47], Jolande Jacobi, une proche de Jung, affirme que « la théorie des archétypes de Jung nous permet une vue globale à la fois de la psychologie de l'homme et de l'animal Â» ; elle cite ainsi des anthropologues, biologistes et zoologues ayant proposé des notions proches du modèle jungien : David Schneider, Heini Hediger, Konrad Lorenz, Jakob Johann von Uexküll, mais aussi Adolf Portmann (qui travailla avec Jung) qui dit à propos de ces « instincts innés Â» qu'ils forment « l'ensemble du comportement et du rituel des animaux supérieurs est à un haut degré de caractère archétypique Â»[48]. Le symbole formule donc un paradoxe vivant. Il apparaît d'abord chez Platon à travers la notion d'« Idées Â» (eidé en grec ancien), dès le dialogue socratique du Phédon. Pour ce dernier, les archétypes sont caractérisés fondamentalement par le fait qu'ils unissent un symbole avec une émotion. La différence est la même qu'entre le fait de parler d'un lion et celui de devoir l'affronter. Il repère rapidement « des particularités qui échappent à toute explication par des circonstances de la biographie individuelle Â» [34]. »[70]. Le dominant correspond au leader classique, celui qui se considère comme la personne qui doit à tout moment fixer les règles du jeu. Les Maisons astrologiques : présentation. »[7]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Interprétation symbolique par la méthode d’amplification de Carl Gustav Jung de quelques récits médiatiques Â» par le professeur Joël Saucin, Les Sept sermons aux morts et autres textes, Aïon. De scientifique, la critique est devenue, avec Élisabeth Roudinesco, spécialiste française de l'histoire de la psychanalyse, plus définitive. La différence est la même qu'entre le fait de parler d'un lion et celui de devoir l'affronter. », « le psychologue voit la face interne, représentative, du phénomène, dont l'éthologue décrit la face externe Â», « la théorie des archétypes de Jung nous permet une vue globale à la fois de la psychologie de l'homme et de l'animal Â», « l'ensemble du comportement et du rituel des animaux supérieurs est à un haut degré de caractère archétypique Â», « on ne peut démontrer la synchronicité par l'archétype, et l'archétype par la synchronicité Â», « reproduction d'une condition de possibilité Â», « le pouvoir du mythe, sa réalité, réside précisément dans son pouvoir de saisir et d'influencer la vie psychique. Les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves ; ils y forment des catégories symboliques structurant les cultures et mentalités, et orientant le sujet vers son évolution intérieure, nommée individuation dans la psychologie de Jung. Le terme « archétype Â» est constitué par Carl Gustav Jung peu à peu, au fil de diverses constatations. L’ange gardien veut éviter la souffrance de ceux qui sont sous son aile et refuse qu’un risque ou danger vienne menacer l’intégrité ou le bonheur des autres. Il s'agit bien plutôt de catégorisations, de tendances en nous qui structurent la psyché individuelle, à partir d'un schéma valant pour toute l'espèce certes mais non transmis en héritage. font de l'archétype un concept kaléidoscopique, que seule la méthode des amplifications de Jung permet d'en repérer la structure universelle. L’amoureux écoute toujours son cœur et est extrêmement sensible. Son point négatif est d’être libidineux, paresseux et glouton. Par ailleurs, il veut se sentir parfaitement adapté au monde. La quantité et la variété de ces images archétypiques sont virtuellement sans limites. Paul Pellemans, avec sa notion de marketing « psychoscopique Â»[93] par exemple ou encore K. Wertime qui y voit « le véritable ADN des communications Â»[94]. Mythanalyse de la Grande Mère et de ses fils-amants[89] il développe le vaste ensemble de motifs tissés autour de l'archétype de la Grande Mère, stade ultime de maturité affective de l'anima. Next page. L’innocent est celui qui semble avoir lu tous les livres d’aide personnelle qui existent dans le monde et les avoir transformés en son ADN. ... Elle est pertinente dans les aspects de ma personnalité et de ma mission de vie et demande à ce que je continue à dévoiler tout le potentiel que contient mon âme et que je dois exprimer et réaliser. La notion souffre néanmoins d'une polysémie, en raison de l'expression elle-même, renvoyant à des concepts de la philosophie, ou aux images mythologiques, que Jung n'a eu de cesse d'évacuer de ses recherches. Un des archétypes, le Soi, est au centre de cette coordination de l'ensemble de la dynamique psychique auquel il donne son ossature. Tous les archétypes sont ainsi des conjonctions d'opposés ; de là ils tirent leurs pouvoirs de fascination sur le conscient, ainsi que leurs forces civilisatrices structurantes en permettant d'unir des données qui autrement envahirait la conscience. Affronter un lion constitue une expérience intense et effrayante, qui peut marquer durablement la personnalité. Les Grecs le savaient fort bien, et alors qu'ils n'avaient pas de psychologie des profondeurs ou de psychopathologie comme nous avons aujourd'hui. Pour le psychiatre suisse, « Un archétype représente en effet un événement typique Â»[32]. En cela la genèse du concept d'archétype est indissociable de celle du concept d'« inconscient collectif Â»[note 9]. La question scientifique de l'archétype est la question de sa localisation au sein des hémisphères cérébraux[100]. Le management a employé la théorie jungienne des types psychologiques à des fins de catégorisation de profil dans un environnement de travail (avec le test du MBTI) mais, plus récemment, un marketing fondé sur les archétypes cherche par ailleurs à mettre en place des stratégies commerciales uniformisées à travers le monde, partant du postulat que les archétypes sont partout les mêmes. Il s'agit d'un « véritable axe de croissance Â» du psychisme, le point d'appui vers l'individuation, un autre concept jungien central dans sa psychologie. Ils vont et viennent à leur guise, et souvent, ils s'opposent à nos intentions conscientes ou les modifient de la façon la plus embarrassante. Les 12 Maisons en astrologie représentent chacune des « secteurs » de la vie humaine, sa vie pratique et ses préoccupations journalières, le tout formant un cycle dépendant de la rotation axiale de la terre. »[101]. Mais ceux-ci ne sont rien d'autre que des représentations conscientes : il serait absurde de supposer que des représentations aussi variables puissent être transmises en héritage Â»[29]. Plus récemment, au Royaume-Uni, Jean Knox[56] a critiqué la notion d'archétype, notant que les données récentes de la psychologie développementale vont, selon elle, à l'encontre de cette notion. De la persona proviennent le besoin d'obéissance sociale, le mimétisme social ou encore la soumission aux normes, parfois préjudiciables pour le développement de l'individu. Jung cite ainsi, à titre d'exemple, l'instinct de parenté comme le noyau de l'archétype de l'inceste. Il aime l’amour sous toutes ses formes (pas uniquement l’amour romantique) et aime le répandre. Carl Gustav Jung est peut-être le plus célèbre dissident de la psychanalyse classique. Il s’agit de l’un des 12 archétypes de personnalité qui correspond au voyageur intrépide. Ils semblent jeter un sort. Ces deux archétypes sont les plus représentés dans les cultures et religions de toutes les époques, à travers, par exemple, les figures de la Kundry de la légende de Parsifal, Tristan et Iseult, Guenièvre et la Dame du Lac dans la légende du Graal, Andromède dans le mythe de Persée, Béatrice chez Dante, Marguerite dans le Faust de Goethe etc. Il se fonde ainsi sur une abondante littérature anthropologique, qui va de James George Frazer à Mircea Eliade, et qui démontre les fondamentaux du rite. Dans Thalassa, psychanalyse des origines de la vie sexuelle (1924), un proche de Freud, Sándor Ferenczi, explicite lui son idée d'un inconscient phylogénétique et biologique, enraciné dans l'homme ; concept très proche de celui d'inconscient collectif de Jung, et qui valut au psychanalyste hongrois la même disgrâce que celle que subit Jung[43]. Il a une vitalité et une résistance démesurées, et il s’en sert pour lutter pour le pouvoir ou l’honneur. Jung ajoute, dans Types psychologiques, qu'ils sont « une forme symbolique qui entre en fonction partout où n'existe encore aucun concept conscient Â», c'est pourquoi la forme même de l'archétype est impossible à représenter : la conscience en perçoit seulement les manifestations à travers le filtre de la culture, principalement les motifs mythologiques ou les émotions numineuses dans les rêves. Nombre de jungiens vont continuer les études de Jung sur l'archétype, sur sa nature d'une part, ses renvois culturels et mythologiques d'autre part. L'anima est souvent chez l'homme protéiforme, sa manifestation dépendant de l'état psycho-affectif du sujet : femme-enfant, mère, femme fatale, inspiratrice, sorcière, femme sauvage etc. Ce sont ces manifestations que j'appelle des archétypes. Dans une lettre à Sigmund Freud, Jung explicite sa position : « Nous ne résoudrons pas le fond de la névrose et de la psychose sans la mythologie et l'histoire des civilisations Â». Face aux autres, il se montre comme l’innocent, mais il a un côté cynique. Mais comme ce concept renvoie avant tout à des phénomènes extérieurs, j’ai choisi pour le pattern of behaviour le terme d’‘archétype՚. Il apprécie la beauté, l’esthétique, les sens de façon raffinée. Il utilise ainsi une terminologie empruntée à la mythologie grecque, mieux à même de décrire les archétypes qui structurent le psychisme humain, notamment dans son ouvrage Le polythéisme de l'âme (1982). Une erreur est selon Jung de croire qu'archétypes et instincts sont le même phénomène[40] ; ils sont ainsi souvent confondus en dépit de ressemblances essentielles. Ils réapparaissent à toute époque et partout dans le monde, même là où il n'est pas possible d'expliquer leur présence par des transmissions de générations en générations, ni par des fécondations croisées résultant de migrations. Ils représentent aussi des symboles culturels et des images qui sont gravées dans l’inconscient collectif. La spécificité de ces deux archétypes est qu'ils sont projetés sur des êtres du monde extérieur, leur opposition se retrouve même selon Jung dans l'antagonisme entre la nature et l'esprit formant la base de tous les systèmes de pensée[74]. Le philosophe grec Xénocrate donne cette définition de l'« Idée Â» ou « Forme intelligible Â» selon Platon : « L'Idée est la cause qui sert de modèle aux objets dont la constitution est inscrite de toute éternité dans la nature Â». L'archétype (prononcé [aʁketip]) est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875 - 1961) qui le définit par la tendance humaine à utiliser une même « forme de représentation donnée a priori Â» renfermant un thème universel structurant la psyché, commun à toutes les cultures mais figuré sous des formes symboliques diverses. Le symbole radiaire (qui irradie) de l'archétype de l'Esprit est ainsi particulièrement explicatif. Cela paraît incompréhensible à Jung, jusqu'en 1910, année où il trouve dans deux ouvrages sur le culte de Mithra d'Albrecht Dieterich[note 10] et de George Robert Mead[note 11] la vision « d'un tuyau pendant du Soleil Â». L'inconscient étant une donnée fondamentale dans la représentation humaine, comme matrice de toutes les images et inspirations à l'origine de l'humanité, il est particulièrement figuré. Mais ils avaient les mythes. Il veut que les autres s’occupent de lui et, comme cela n’arrive pas, ne connaît que des désillusions. Si l'archétype est avant tout une disposition inconsciente, il existe à un niveau plus biologique, l'engramme ou trace dans la mémoire. Leur origine n'est pas connue. Il est amusant, non-conformiste et auto-suffisant. L'imaginaire humain est donc formé d'un ensemble non défini[note 4] en nombre d'archétypes : « Un archétype s'inscrit toujours dans une trame factice, avec des représentations à double emploi. Il se trouve dans un processus constant de transformation et de croissance. L’axe de la vie du héros est le pouvoir. Du grec ancien αρχέτυπον arkhêtupon signifiant « modèle primitif Â», entré dans les langues modernes par l'intermédiaire du latin « archetypum Â», soit « original Â» ou « modèle Â»[1], Carl Gustav Jung considère l'archétype comme étant « une structure de représentation Â» a priori[2], ou encore comme une « image primordiale Â» car, s’il ne peut se représenter, il influence du moins les valeurs et les expériences de la conscience du sujet (de son « Ã¢me Â» dans le vocabulaire jungien). Le Soi forme l'archétype de la totalité pour Jung c'est-à-dire la dynamique qui pousse tout homme à s'accomplir et à devenir davantage lui-même, en intégrant tous les processus psychiques : anima, ombre, persona, et en dialoguant avec l'inconscient.

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